La dépendance, un business très lucratif.

Comment ont-ils fait pour vous convaincre que ce système était utile ou nécessaire ?

Pendant plusieurs décennies, l’inteligencia a tenté de vous faire croire que vous ne seriez pas capable de vous occuper de vos parents.
Ils ont d’abord trouvé quelques exemples mis en évidence dans les journaux pour vous faire penser que votre famille n’était pas assez compétente ou que vous aviez des intérêts malsains pour vous occuper de vos parents. Ainsi vos parents sont devenus des patients, fragiles, qu’il fallait absolument soigner par des professionnels et en dehors de tout intérêts (Riez).

  • Vous n’étiez pas apte à juger de sa santé. La maman a perdu du poids (« Au moins 5 fruits et légumes par jour », mais son I.M.C. est plus que correct), elle a des rides, bref vous voyez …
  • Vous gériez leurs dépenses, leurs biens et ainsi vous faisiez de la maltraitance financière (« oh la la, c’est mal, qu’il sont machiavéliques »). Peut-être vous faisaient-ils des cadeaux ? A moins que vous ayez tout simplement une campagne électorale à financer (« 40 M€ ça ne se verra pas, hein ») ?
  • Vous avez perdu votre emploi ou êtes resté à domicile à vous en occuper. Bien sûr vous lui rendiez tout un tas de services non facturés ceux-là, mais on n’appelle pas ça de l’aide à domicile. D’ailleurs vous ne pouvez pas être rétribué en tant que tuteur de vos parents.
  • La fameuse question pour vous faire peur : Que se passe-t-il si vous avez un accident ? !!!

Bref, la propagande de la peur.
Ou tout simplement, n’aviez-vous pas d’autres choix (« en plus c’est bien qu’on nous a dit ») : par exemple un travail loin, loin, loin ne se refusant pas par les temps qui courent (« et ils courent depuis longtemps les temps difficiles »).

Et vous voilà de grès ou de force, conviés à laisser vos parents aux institutions, aux professionnels de la profession (que vous connaissez bien maintenant).

Comment soigne-t-on vos parents ?

A grand coup d’antidépresseurs, nos professionnels combattent la crise (économique). Ces médicaments annihilent la conscience, sont générateurs d’effets secondaires qui provoquent de nouvelles consommations de médicaments.
Bientôt vos parents ressembleront à des plantes, tellement plus faciles à manipuler. Ils les entasseront dans le hall ou la salle de réception (j’ai vu), délicieusement alignés en rangs d’oignons (mêlez-vous très vite des vôtres).
Finalement, il valait mieux un Calment et ses souvenirs que un calmant et des trous de mémoires … A propos de cette recordman de la longévité, on pourrait aussi se demander si elle n’était pas un cas exceptionnel, mise en avant afin de renforcer votre confiance dans un système qui ne tourne plus qu’en ronds.
Savez-vous qu’à partir de 3 médicaments, un médecin n’est pas capable de vous en prédire les interactions ? Déjà que les tribunaux ne savent plus quoi en penser à partir d’un médicament…
Demandez les ordonnances (après avoir retiré votre parent de son lieu de villégiature).

Peut-être les choses ont-elles changé depuis que j’ai publié cette article ? La note que vous payez, c’est celle des 2 dernières années et plus … Sinon continuez à faire marcher le « Made in France » !


Maison de retraite et dépendances – 1 – Thérapeutique

Qui paye ?

Votre parent; puis vous, quand il n’y a plus d’argent.
N’oubliez pas de rajouter les augmentations de l’hébergement qui peuvent être important lorsqu’une maison de retraite est rénovée, déplacée ou si la dépendance augmente.
Enfin nous payons tous pour aider ses professionnels de la profession par des aides de l’Etat (Une enveloppe de 162 millions d’euros pour les maisons de retraite – La Croix), de la sécurité sociale et des autres financements financés par vous … Il faut dire que c’est une activité peu intéressante(Eurazeo : acquisition d’Idéal Résidences – Boursorama) et non rentable pour les propriétaires.
Faîtes le calcul maintenant :

Pour votre pomme : coût total restant à charge par mois= ((coûts d’hébergement + coûts des services) – ( pensions de retraite + aides))

Pour leurs bourses : coût total du financement par an = (coûts d’hébergement par mois + coûts des services)*12 … * Y années

Qui se frottent les mains ?

  • La maison de retraite : lorsque le niveau de la dépendance augmente, le coût journalier augmente.
  • Les laboratoires pharmaceutiques : les médicaments sont vendus en quantités, la pharmacovigilance est renseignée par ses « cobayes » à volonté …
  • Les emplois induits : médecins (de ville, psychiatre, …) externes à la maison de retraite mais déclarés comme médecins traitants par la maison de retraite (B to B), les ambulances pour les aller-retour de consultations, les produits (couches d’incontinences …) … !!!
  • Les sous-traitants éventuels
  • mais point de dentistes comme je vous l’ai déjà expliqué ( Une semaine pour la santé bucco-dentaire en EHPAD – Le Quotidien du Medecin … pour les « Alzheimer » ?).
  • Les investisseurs ou ceux qui proposent des placements …

Toutes les familles sauf la votre.


Maison de retraite et dépendances – 2 – Le Business

Pourquoi ne devriez-vous plus tolérer ce système ?

Car vos parents sont mal soignés et se retrouvent vite à l’état de végétaux lorsqu’ils sont abrutis par les médicaments du psychisme. Ceux-ci dégradent vite les fonctions cognitives. L’inoccupation les rends pataux et inaptes à faire les activités qu’ils auraient été capable de faire avant d’intégrer la maison de retraite. Cet acharnement thérapeutique provoque des dérives dont les effets secondaires crucifient vos parents, et souvent juste pour quelques mots de trop. Ils perdront vite la mémoire et commencerons à avoir des problèmes comme l’incontinence en perdant leur sensations. La maladie d’Alzeihmer, dont les causes ne sont toujours pas identifiées clairement, rôdera bientôt autour de vos parents.

Parce que les coûts vont très vite devenir insupportables dans la durée, notamment lorsque « vous » aurez épuisé les ressources financières dont ils disposaient (vente de la maison, pension devenue insuffisante). La solution vous la connaissez, une bonne mise à la rue par sa maison de retraite (La Marseillaise).

C’est aussi parce que cette activité de santé, marche de manière incohérente que vous ne pouvez plus leur faire confiance. C’est en lisant un article « Moins de médicaments pour aller mieux » (l’Indépendant) paru en 2013 que je me suis rappelé en avoir entendu parlé il y a plusieurs années et à plusieurs reprises.
En fait, si vous parcouriez les archives de journaux sur 2 ou 3 décénies, vous vous rendriez compte qu’il ne s’agit ni plus ni moins que de marronniers, c’est à dire des articles aux thèmes récurrents : trop de médicaments, les effets secondaires, la maltraitance, des personnels inadaptés à leurs fonctions, les pots de vins … etc … Ne doutez point qu’il y a eu des grands reportages qui dénonçaient les mêmes choses à plusieurs années d’intervalle.
Bref, point de cercle vertueux dans ce cas, juste un cercle vicieux.

De même, le désengagement progressif de l’Etat sur ce type d’activité de service nous amène aux mêmes dérives que pour les autres : lobbies, sous-traitance, recherche du profit sur les activité de santé (« au secours »), puissances financières face aux individus, justice engorgée et embourbée dans ces procédures et autres jurisprudences, dilution des responsabilités, absences de contrôles de la part des autorités en sous-effectifs et/ou longueurs des procédures…

Un fois de plus, je vous laisse juger. A maintes reprises, j’ai fais part de mes étonnements sur certains points ou sur certaines méthodes, mais comme vous le savez déjà ils ne savaient répondre que par un avocat … ou le silence.

Cette comédie a assez durée : à vous d’agir, « le changement c’est maintenant » (Riez) …

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À propos de Patrice CHASSAING

J'ai partagé mon expérience pour mieux vous informer. Aimons-les Aimons-les Aimons-les Moi, l'informaticien.
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4 réponses à La dépendance, un business très lucratif.

  1. Rafale dit :

    Tout ce que vous dénoncez, je l’ai moi aussi constaté mais j’en ai marre de me battre contre des sourds. [en tant que webmaster de ce site, je censure une partie de ce message, merci de votre compréhension].

    • Bonjour,

      Essayez encore d’attirer l’attention des gens responsables de ces défauts de soins en avançant des preuves des manquements constatés (photos, vidéos). Gardez un double de vos preuves. Ne soyez surtout pas agressif, faîtes preuve de diplomatie, soyez mielleux. Avec ce recul, peut-être se rendront-ils compte de leurs erreurs, même si dans mon cas la directrice s’est moquée de mon blog …
      En cas de réactions négatives n’hésitez pas à écrire au procureur de la république, après avoir retiré votre protégé de l’établissement. J’insiste sur ce dernier point car l’établissement aurait le moyen d’exercer des vexations et autres punitions sournoises(changement de médicaments, augmentation des doses …) sur vos protégés.

      Vous pourriez aussi ne rien dire face à face et vous plaindre aux autorités compétentes avec vos preuves, mais j’ai bien peur que vous y passiez le restant de votre vie. J’ai eu cette expérience de passer mon temps à leur répéter.

      Laisser des traces de leurs agissements délictueux est bien la pire des punitions.

      Gardez courage, ne baissez pas les bras car vous restez le dernier défenseur de ces victimes.
      Pour finir, « La vie est le vrai remède pour combattre le mal de vivre… » [Yvon Paré issue de Anna-Belle]

  2. desrues dit :

    la première des maltraitance est l’entrée en institution dit un médecin avec lequel je travaille. Il n’empêche que cette dernière peut aussi être bénéfique pour des personnes maintenue au domicile avec des aides insuffisantes, des stimulations sensori-motrices absentes, des mises en échec par des proches ou des aidants professionnels ou non, non ou mal formés, sans parler des situations d’aller et retour hospitaliers délétères et pour lesquelles il a été évalué, un effet positif de la vie institutionelle. Cest un changement, un cap mais comme il y en a dans toute vie,il faut, je pense l’évaluer au cas par cas et non pas porter de jugement global et d’analyse’ politique aussi catégorique

    • Vous avez raison, nous sommes unique et il faut bien se poser des questions au cas par cas. Pourtant, il faut bien commencer par regarder l’arbre avant de s’attaquer aux branches puis aux feuilles (même si les circonstances m’ont amené à faire l’inverse ;) ).

      J’ai lu dans vos commentaires que vous étiez déjà à stade avancé sur ces réflexions, et de manière générale, je vous répondrai qu’il s’agit d’une question de volonté. Oui, la volonté de l’être aimé puis (en dernier ressort) aussi de ceux qui l’ont accompagné (sa famille).
      Il y a des idées à creuser, et certains de nos Présidents ont par le passé déjà répondu à certaines de vos questions. Comme vous l’avez remarqué, les suivants ont déjà des gens pour les soutenir.
      Revenez dans quelques heures, je vous y affirmerai de nouveau notre choix, hors des chemins dévoyés de certains.
      Aimez-les, mais ne souffrez pas plus de les accompagner dans ces institutions. Peut-être devriez-vous prendre du recul, et savoir continuer votre métier de manière indépendante. Il n’est pas facile d’imposer sa parole lorsque vous êtes seul(e) dans un collectif. Ne prenez pas de risque, vous serez vite repéré(e). Ne leur donnez pas l’occasion de servir d’exemple, comme une de vos collègue qui aurait mal supporté la disparition d’un être aimé.

      J’espère que vous aurez compris le sens de ma parole, et je vous souhaite bonne continuation.

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